Des Lupercales à la fête de l’Amour

Fête païenne ou religieuse, la saint Valentin, est LA fête de l’Amour.  Au 19ème siècle, le 14 février, on échangeait des billets doux, de nos jours, des cartes : 1 milliard par an, selon Planetoscope.

En 2012, nous sommes bien loin de la peau de bouc, des sacrifices, des passantes fouetter par les lanières de peau de bouc pour obtenir fécondité, accouchement facile ou amoureux.

Les Romains avaient les Lupercales, organisées tous les 15 février. Elles célèbrent Faunus Lupercus, dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux. Des boucs et des chèvres étaient sacrifiés. Pendant « la course des luperques », les prêtres et les jeunes gens, couverts de la peau des bêtes sacrifiées, courent dans les rues de la ville et fouettent les passants avec des lanières découpées dans la peau du même animal. Les femmes, en particulier, se placent sur leur trajet, dans l’espoir d’avoir une grossesse heureuse et un accouchement sans douleur. Enfin, les célébrations se terminent par un grand banquet, au cours duquel les jeunes hommes tirent au sort leur compagne pour la soirée. Une pratique qui entraîne parfois la formation de couples durables et mène au mariage.

Ces fêtes païennes faisaient désordre et au Ve siècle, le pape Gelase Ier les évince en choisissant de commémorer, le 14 février, un jour avant les Lupercales, Saint Valentin, un prêtre contestataire romain, qui refusait la directive du roi Claude II, dit “le gothique” interdisant les mariages de ses soldats mobilisables. Le prêtre a pratiqué de nombreux mariages clandestins, avant de devenir le saint patron des amoureux.

Hasard du calendrier saint-Valentin est précédé par saint Felix, qui veut dire « heureux » et sainte Béatrice, qui veut dire « productrice de bonheur ». Et même si les temps ont changés, partager la beauté des sentiments par une « valentine », qui désignait, à l’origine, le message d’amour ou d’amitié que l’on s’envoyait à l’occasion de la Saint-Valentin. Trouver son valentin comme au Moyen-Age, où tous les 14 février, les jeunes gens tiraient au sort le nom de leur compagne et l’accrochaient à leur manche pendant la durée des fêtes (une semaine). Les célibataires français y pensent et dépensent en moyenne 466 euros (623€ pour les hommes contre 356€ pour les femmes) pour trouver l’âme soeur selon un sondage de l’IFOP réalisé en janvier 2007.

Bonheur, Amour et Valentin.

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Jobbik or not Jobbik

 La Hongrie, Budapest, son Danube…et son populisme. L’Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie, plus connu sous le nom de Jobbik (à la fois “le plus à droite” et “le meilleur” en magyar) n’aurait plus de liens avec le Front national.
Morvai Krisztina, la Marine LePen magyare?

"La Hongrie aux Hongrois", slogan qui rappelle celui du FN

Louis Aliot, monsieur Marine Le Pen et surtout vice-président du FN, a déclaré mardi 3 janvier que son mouvement n’entretenait plus de relations avec le parti populiste hongrois. Le Jobbik est représenté par 47 sièges à l’Assemblée nationale et trois députés au Parlement européen, tout comme le FN. Ces deux partis sont d’ailleurs membres de l’Alliance européenne des mouvements nationaux. Destinée à rassembler les partis nationalistes d’Europe, elle est présidée par Bruno Gollnisch.

L’ancien futur président du Front et fils spirituel de Jean-Marie Le Pen ne s’est pas fait attendre pour répliquer. “Louis Aliot n’est malheureusement pas au Parlement européen” a-t-il glissé, soulignant au passage sa longévité au sein du parti. L’imbroglio est renforcé par le fait que Marine Le Pen a démissioné de son poste au sein de l’AEMN. La cause? La réputation sulfureuse de ses membres: accusations d’antisémitisme (quand on sait que la benjamine Le Pen remue ciel et terre pour faire oublier le fameux détail) et d’islamophobie pour le British National Party.

Incohérence idéologique irréconciliable: l’un est antisioniste et l’autre soutient l’opération “Plomb durci” en janvier 2009 à Gaza. Deux courants semblent se dessiner au FN: davantage pro-arabe, une ligne conservatrice, qui s’appuie sur un catholicisme fort, une condamnation de l’avortement ainsi que des références historiques douteuses (Pétain, Franco) dont Bruno Gollnisch se fait le héraut. Et l’autre, soutenue par Marine Le Pen, qui ne remet pas en cause l’IVG, et encline à l’ouverture: visite d’Israël de plus en plus acquise, rencontres avec des membres démocrates du Congrès américain. Tout ça expliqué chez Ruquier, le 18 février!

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Xavier Niel, des pigeons et des vaches à lait

Xavier Niel, dans un show à la Steve Jobs a présenté l’offre commerciale de téléphonie Free Mobile, mardi 10 janvier devant un parterre de journalistes invités pour une conférence de presse exceptionnelle.

Le forfait que Free annonçait, depuis l’obtention de sa licence mobile, en janvier 2011, c’est : 19,99 € par mois, 15,99 € pour les abonnées d’une Freebox. Avec SMS, MMS, communications illimités. Cette offre est valable sur 40 destinations mondiales -en Europe, dans les DOM, au Canada ou aux Etats-Unis- et 3 Go de data. ” Vous avez été pris pour des vaches à lait, vous avez besoin de donner une leçon à votre opérateur.” a-t-il lancé, à l’adresse directe des abonnés d’Orange, SFR et Bouygues.

Le PDG d’Iliad, maison mère de Free, ne mâche pas ses mots sur ses adversaires ” franchement, ils nous font bien marrer. Mais quand même, c’est nous tous les pigeons. Enfin, c’est vous maintenant parce que moi, je suis déjà chez Free Mobile “

S’ils sont très attractifs, ces tarifs sont réservés aux trois millions de premiers abonnés. Plus tard dans la journée, Xavier Niel a d’ailleurs  expliqué, lors de son passage dans l’émission de France 5 C à vous, que l’objectif est de vérifier la viabilité des forfaits, « est-ce qu’on s’est trompé dans nos calculs économiques d’une façon ou d’une autre ? On pense que non, et donc ce prix aura une pérennité, mais si on s’est trompé, on s’engage à ne pas changer le prix pour les 3 premiers millions. Mais dans l’autre sens, si on choisit de baisser les prix, on les baissera pour tout le monde. » 

L’offre mobile de l’opérateur Free du 10 janvier 2012, va aiguillonner la guerre entre les opérateurs, la balle est dans le camp des concurrents.

 

 

 

 

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Nicolas sarkozy veut changer l’école

 

Voeux du président, Niciolas Sarkozy au monde de l'éducation

Voeux de Sarkozy au monde éducatif à Poitiers le 5 janvier 2012 (M Euler/SIPA)

« On n’attendait pas grande chose » de la présentation des vœux de Nicolas Sarkozy au monde enseignant, jeudi 5 janvier au Futuroscope à Poitiers, confiait Thierry Cadart au café pédagogique. Il n’a pas été déçu.

 

A travers le long discours  que le Président de la République   a adressé au monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur, le pas-encore-candidat à la Présidentielle de 2012 a livré les grandes lignes de son programme pour l’école. Il est ambitieux.Il s’agit de  « restaurer l’autorité de l’école » en « faisant mieux  avec les mêmes moyens », pas moins.

 

Premier axe : restaurer l’autorité des maîtres. En cause, le statut qui définit le métier des professeurs (basé sur le nombre d’heures de classe hebdomadaires)  date de 1950, il est en total décalage avec « la réalité de la société d’aujourd’hui ». Il faut donc le modifier, «  Les professeurs doivent accepter de nouvelles manières de travailler » a déclaré Nicolas Sarkozy. Ils devront travailler davantage, être plus présents dans leurs établissements, en contre partie d’une hausse de leur rémunération et d’une amélioration des conditions de travail.

 

Fort du bilan de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) d’août 2007, qu’il présente comme positif, le chef de l’Etat souhaite donner davantage d’autonomie  aux écoles, collèges et lycées. Si ça a marché pour le supérieur, alors cela  fonctionnera pour tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle à la terminale pense t-il. Cette autonomie passe par un renforcement du rôle du chef d’établissement. Il aura la charge de noter les enseignants et de les recruter,  comme c’est déjà le cas dans les 200 établissements éclairs (collèges difficiles) et dans l’enseignement privé.

 

Autre chantier d’envergure : le collège. « Il faut mettre fin aux faiblesses du collège unique » a déclaré le président jeudi. Partant du constat, largement partagé, que le collège fonctionne mal – la transition  avec le primaire est trop brutale et trop d’élèves en sortent sans qualification – le président prévoit de recentrer les classes de 6ème et de 5ème sur les « enseignements fondamentaux » et d’ introduire dans  les classes de 4ème et de 3ème des parcours différenciés.  «  Il n’est pas normal que le collège actuel prépare uniquement à l’enseignement général et pas encore à la voie professionnelle : comment dans ces conditions, cette dernière ne serait-elle pas vécue comme une filière de relégation ? » déclare-t-il.

 

 Concernant le lycée, le président envisage de rendre obligatoire l’alternance en dernière année de bac pro et de CAP.  Cette proposition devrait, d’après lui, participer à la lutte contre le chômage des jeunes. Il affiche ainsi sa vision  utilitariste du diplôme «  un diplôme qui ne débouche pas sur un emploi mérite-t-il le nom de diplôme ? » s’interroge-t-il.

 

 

Les réactions ne se sont pas faites attendre. F. Hollande  en visite dans un centre de formation des apprentis à Caen a immédiatement répliqué à Nicolas Sarkozy en défendant son projet et  en dénonçant « le bilan particulièrement lourd » de Luc Chatel. Vincent Peillon, en charge des questions d’éducation dans l’équipe de campagne du candidat socialiste,  qualifie ce programme de libéral. « Ce projet ne peut pas être celui de la République » affirme-t-il.

 

 

 

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Utiliser ses illusions

Chorus, pitch-shifter, overdrive, non, il ne s’agit pas d’un article à paraître dans le GuitarWorld de février. Effets de modulation ou comment changer la hauteur d’un son.
Jérome Baillet propose de manipuler le son afin de nous emmener sur le terrain de l’illusion. Nous détourner de notre perception pour mieux nous tromper.

Contrairement à l’image, le son a dû attendre les années 50 pour avoir droit à être étudier de manière convaincante. Ceci s’explique par un manque d’intérêt pour la matière, mais surtout par la pauvreté de moyens techniques et technologiques.

Le Français Pierre Schaeffer, l’un des pionniers du genre lance le concept de “continium rythme/hauteur d’un son”. Cette technique consiste à ralentir ou accéler la diffusion d’un extrait sonor afin de faire croire à l’auditeur qu’un Mi joué en double-croches peut se tranformer en Fa# à un tempo très élevé.
Diana Deutsch quant à ellle indique qu’il est possible qu’une phrase parlée devienne chantée, à condition de la répéter encore et encore. Ainsi naît l’illusion du mot fantôme, un mot que l’on croit entendre mais qui finalement s’avère une succession de syllabes.

Et dans le métro, il vaut mieux que deux personnes, situées de part et d’autre du quai, se parlent le plus loin possible l’une de l’autre. Pourquoi? La voûte permet de réflecter le son, ainsi les deux bavards n’ont pas besoin d’élever la voix. Mieux, une troisième personne placée à équi-distance entre les deux autres, risquerait de moins bien les entendre!

Le son du silence? Oui, on le qualifie de blanc, parce qu’il est constitué de toutes les fréquences que l’oreille humaine perçoit. Diffusé dans les murs d’une entreprise, il permet d’instaurer une harmonie, afin de calmer les employés. D’aucuns préfèreront le rumeur de la rue.

 

Pour les amateurs de schéma

 

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Ville à marier

Qualifiée de “pauvre mais sexy”par son maire Klaus Wowereit, elle se reconstruit doucement, à son rythme, en léchant ses plaies et ses traumatismes.

Après quatre jours dans la capitale allemande dans le gris de décembre, on a un autre avis.
Sexy ?
Des déambulations autour du Tiergarten, on garde un souvenir lugubre que n’efface pas l’imposant Reichstag coiffé de sa coupole accessible trois jours avant sur rendez-vous. Les arbres sont nus, vulnérables sous le vent sibérien. La Chancellerie, au bord de la Spree, coule des jours malheureux. L’architecture vacille, entre vieux monolithes et immeubles entourés par le vide.
La Karl Marx Allee, monumental hommage communiste des années 50, tente bien de combler les creux, de dérober le désespoir à nos regards à coup de constructions herculéennes. Jadis symboles du pouvoir triomphant, elles tentent de se raccrocher au firmament mais ne grattent qu’un ciel terne.

Dans Prenzlauer Berg, on passe d’un brunch à la russe à un marché aux puces, puis au néant : des chemins désertés même par l’herbe mènent à des grillages, à des espaces abandonnés où ne poussent que du plastique et du vieil électro-ménager.

Sexy? Berlin ne se donne pas en spectacle, ne se laisse pas effeuiller.
La féérie des marchés de noël n’empêche pas l’Histoire de venir nous plomber à l’ image d’un tas de gravats.
Le mémorial de la Shoah, le musée juif et son cortège de désespoir; le musée du cinéma mêlant les petites histoires à la grande. A l’image d’Ernst Lubitsch, exilé à Hollywood pour fuir le national-socialisme, et des films réalisés pendant la République de Weimar, porteurs d’angoisse universelle. Ici, peut-être, Berlin se laisse dénuder, elle donne à voir. Mais loin d’être affriolante, elle est en petite culotte. Et elle grelotte.

Mémorial de la Shoah

Pourtant, cet avis se heurte à un mur, tombe en ruines aux premières sorties underground.
Sous la peau abîmée, les cicatrices mal refermées, ses organes, vivants, frémissent.
Là où rien ne paie de mine, derrière une porte mal taggée, au milieu d’un squat désabusé. Ici, le Volksküche ou “vokü”, repas populaire où l’on donne ce que l’on veut et où l’on fait sa vaisselle soi-même. Là, un cinéma qui joue un manga en espagnol. La salle est une cave humide accueillant des sièges d’un autre âge, jusqu’à deux auto-tamponneuses exilées d’une foire. Dans un poêle, le crépitement d’un feu berce la séance. Le tarif est d’un euro, bière comprise.

Berlin n’est pas sexy. Elle est un peu effarouchée. Échaudée par son histoire. Berlin n’est pas pauvre, elle est riche de possibles.
Et on a envie de lui laisser sa chance. De revenir aux beaux jours, pour voir la métamorphose. Les arbres du Tiergarten habillés de feuilles, les barbecues dans les allées, le soleil effectuer des percées dans les failles du mur.
De voir passer la capitale du statut de vieille fille à celui de fiancée. Dans le futur, on en est sûr, elle sera bonne à marier.

Cinéma alternatif

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Vent de fatigue au lycée pro

« Je suis malade, je me sens fiévreux ! ». Le visage brouillon et les yeux cernés, le proviseur du lycée professionnel de Quincy sous Senart accueille caméra et micros en ce lundi matin frisquet. Reportage sur le mode : 24h avec…. Le héros a le teint délavé et moi un moral d’acier !

Lesté, à la hâte, d’un micro cravate ultradiscret, direction la grille où attendent une poignée de survêtements noirs et baskets dernier cri. Mains enfoncées dans les poches, la tête d’affiche dégaine des : « retirez votre casquette », « rangez vos écouteurs », « dépêchez vous, vous allez être en retard » en guise de salut matinal. Résignés, les élèves obtempèrent nonchalamment.
Première surprise : aucune résistance.

Retour au chaud, dans le bureau. Des dossiers épars cohabitent avec agendas, rapports d’élèves et boîte de Doliprane. Un sac poubelle, vaguement dissimulé, au pied d’un fauteuil en cuir noir, symbole du pouvoir.

INTERVIEW. Un seul mot d’ordre : faire simple. Exit, volapuk educnat, discours sibyllin, démonstrations alambiquées …
Du haut de son agrégation de mathématiques, l’interviewé fraîchement nommé proviseur, se plie, un pâle sourire aux lèvres, à mes exigences. Il n’esquive aucune interrogation. La parole file. A intervalles réguliers, les mains viennent se ranger de chaque côté du bloc notes, comme une ponctuation polie. Les questions s’enchaînent, les traits se creusent mais mon enthousiasme est encore intact.

SONNERIE. Les élèves se dirigent tranquillement vers le hall d’entrée qui tient lieu de foyer. Les combinaisons bleues des élèves bac pro mécaniques auto se mêlent aux doudounes noires. Valse des assistants d’éducation. Qui le justificatif d’absence, qui le devoir supplémentaire… Un panneau lumineux informe des professeurs absents. Partout le même calme. D’aucuns jouent tranquillement à l’un des deux baby foot, d’autres prennent une boisson chaude. A peine s’étonnent-ils de la présence d’une caméra. Bien mis, en chemise noire et costume foncé le proviseur règne en maître des lieux. Il se déplace de groupe en groupe, un mot à l’un, un rappel à l’autre d’un ton bienveillant. Aucun ne s’aventure à contester son autorité. Jusque là tout va à peu près bien. Il tient toujours debout et continue d’afficher un sourire de façade.

RÉUNION DE DIRECTION. D’une voix faiblissante, l’acteur principal annonce l’ordre du jour : conseils de discipline, journées portes ouverte, gestion des renvois de cours, repas de Noël… La réunion s’étire et son visage verdit. Je veux encore y croire !

TOUR DU PROPRIÉTAIRE : ce n’est pas aujourd’hui que le maître des lieux dominera le chronomètre. La silhouette sportive contraste avec la démarche lasse. Visite des ateliers et leur lot de machines impressionnantes. Ici encore la même tranquillité. Où sont les élèves difficiles et agités, incapables de se concentrer ? Silence vertigineux dans les larges couloirs aux murs immaculés. Je sens le stress monter : va-t-il résister ?

PAUSE DEJEUNER. Cantine inondée de soleil. Vue sur la forêt aux arbres dénudés. Quelques débris de verre et éclats de voix se mêlent aux cliquetis des assiettes et plateaux déposés sur le tapis métallique.
Notre héros fatigué survole son repas. Il fournit un effort désespéré pour maintenir un embryon de conversation. Mon moral chute.

13h30 : Infirmerie. Fin de la partie. Il l’avait bien dit qu’il était malade !

Loin des clichés.
Ici, inutile d’installer des caméras ou de poster des uniformes bleus. Tout respire la quiétude. Pourtant, “le lycée accueille un public difficile, en souffrance pour beaucoup” affirme la Conseillère principale d’éducation. “Alors si les élèves sont si tranquilles c’est parce qu’ils se sentent bien. Il y a bien quelques incidents, des conseils de discipline mais ils ne sont vraiment pas nombreux. En fait, les élèves nous font confiance. Ils savent que nous pouvons être durs et exigeants mais qu’au fond on essaiera toujours d’être juste” continue la conseillère d’éducation d’une voix ensoleillée.

Le Proviseur tente une autre explication : “Ici, on est loin des cités. Pas de tours, la forêt de Sénart est toute proche et a un effet apaisant”. C’est vrai qu’avec ces 7800 habitants, Quincy sous Sénart fleure bon la ville tranquille de grande banlieue avec sa boulangerie et son bar-tabac pour tout centre-ville. Pas de tours mais des pavillons individuels. “L’établissement est petit ; à peine 400 élèves” continue-t-il ; oui mais seulement 3 filles!

Autre explication : l’effet proviseur ! A l’écoute, bienveillant et soucieux de l’intérêt de tous il n’y est certainement pour beaucoup dans cette ambiance sereine. Trop modeste pour le reconnaître !

Comme une envie d’y retourner….

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Création de 60 000 postes enseignants, mais…

Création de 60 000 postes d’enseignants, réformes des temps scolaires, des approches pédagogiques. L’école est au cœur de la campagne électorale pour les présidentielles. Les grandes lignes du programme PS pour l’école ont été esquissées par Vincent Peillon, le Monsieur Education du candidat PS, dans un entretien accordé au Monde daté du 22 novembre.

Tout un programme :
« L’école c’est la France de demain. Si pour la droite l’éducation est un coût, pour la gauche, elle est un investissement » affirme Vincent Peillon. Il faut donc « opérer de grandes réformes pour une réussite individuelle et collective ». Vaste programme avec trois priorités absolues. La première est de garantir la réussite de tous les élèves pendant la scolarité obligatoire ; pour cela, le PS compte renforcer l’enseignement primaire et augmenter le taux de scolarisation des enfants de 2 et 3 ans , quitte à réduire le nombre d’heures au lycée.
Autres chantiers : le temps scolaire et le métier d’enseignant. « Il faut une revalorisation matérielle et morale du métier d’enseignant. Mais en même temps, il faudra faire évoluer la définition du métier, de ses tâches, de ses obligations, de ses services ». François Hollande a confirmé, lors de sa visite au salon de l’éducation, la re-créations des 60 000 postes supprimés par le gouvernement Fillon depuis 2007, mais qu’elle ne se fera pas sans pas sans contreparties !

Vincent Peillon recevra les syndicats à partir du 15 décembre et François Hollande début janvier

Suite début 2012….

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13 décembre 2001

Ce jour là, Chuck Schuldiner, l’un des plus grands guitaristes de notre temps mourait d’une leucémie.

Emporté par une maladie pour laquelle lui et sa famille avaient engagé des fonds considérables.

Souvenons-nous de lui.

 

ps: je revois Chuck Schuldiner sur la scène du Café de la Danse, le 24 octobre 1998. Quelle tristesse

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Mister Catherine, l’intervieweur interviewé

« C’est difficile d’oublier qu’on est journaliste quand on est interviewé, parce qu’évidemment on s’écoute parler ». Laurent Catherine, réalisateur et formateur en vidéo à l’EMI-CFD est plus habitué à poser les questions qu’à y répondre. Dur de l’attraper. Il ne dit pas non mais se fait désirer. Pas étonnant qu’il considère que l’interview est « une affaire d’envie ». Quand on arrive à lui arracher « quinze minutes max » entre deux coups de fil, il livre enfin quelques clés de son parcours. En tentant donc de ne pas (trop) s’écouter parler.

 
Laurent Catherine – Parcours professionnel by SophiaAAA

Son truc, ce sont les interviews à rallonge. Le genre accouchement en douceur, où on accompagne la parole de son interlocuteur. Sans avoir peur des silences. L’art de l’interview, c’est de cela dont il parle le plus volontiers.

Laurent Catherine – L’art de l’interview by SophiaAAA

En session de formation, il règne sur les caméras et chasse avec frénésie la moindre batterie non rechargée. Pressé d’aller à l’essentiel, y compris dans les instructions et les critiques, il n’a pas le temps de prendre des gants. Difficile d’imaginer cet hyperactif se poser cinq heures pour recueillir patiemment un témoignage. Mais l’« envie de raconter des histoires et de rencontrer des gens » transforme le personnage: Mister Catherine laisse la place au “Réal”.
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